Partager l'article ! La naissance de Merlin, selon la tradition Celte: Il y a fort longtemps, vécut une jeune princesse, fraîche comme la rosée du matin et bel ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Il y a fort longtemps, vécut une jeune princesse, fraîche comme la rosée du matin et belle comme l'aurore.
Un soir qu'elle se promenait dans les bois, elle entendit un oiseau chanter d'une voix plus douce que le murmure de l'eau, si harmonieuse qu'elle le suivit, tête baissée, loin, très loin...
Elle finit par tomber, épuisée de fatigue, et s'endormit sous un chêne.
Elle rêva alors qu'elle se trouvait au milieu d'une fontaine, dans une grotte transparente et éblouissante ; un tapis de mousse parsemé de primevères recouvrait le sol: c'était la demeure d'un petit "duz", un génie des airs, mais il n'était pas là, et elle ne ressentit aucune crainte.
Soudain arriva à tire d'aile une tourterelle qui frappa de son bec les murs de cristal ; la jeune fille la fit entrer sans la moindre hésitation. En voletant, l'oiseau effleura tantôt son épaule, tantôt son front, tantôt son sein; puis elle becqueta trois fois son oreille avant de repartir dans le bois.
Lorsqu'elle se réveilla, la jeune fille eut la sensation que quelque prodige était advenu durant son sommeil mais, ne voyant personne, elle s'en retourna chez elle très troublée. En effet, neuf mois plus tard, elle mit au monde un bébé et se lamenta amèrement :
- Je ne sais comment cet enfant fut conçu dans mon sein car je n'ai jamais connu d'homme.
Mais à sa grande stupéfaction, le nouveau-né éclata de rire et lui dit :
- Cessez de pleurer, ma mère, je ne vous causerai aucun chagrin ; mon père n'est pas un noir démon des ténèbres mais un esprit des airs aussi lumineux que la lune ; grâce à lui, j'ai la connaissance de tout ce qui est caché et le don de prédire l'avenir; et, comme lui, qui protège les pauvres gens, je ne suis né que pour être le bienfaiteur de mon pays.
- Voici un prodige s'il en fut jamais ! s'écria la jeune mère.
Et elle appela son enfant Marzin, ce qui veut dire "l'homme merveilleux" en breton ; il s'agit évidemment de celui que nous appelons Merlin en français *.
* Adaptation d'un extrait de Myrdhin ou l'enchanteur Merlin, par Hersart de La Villemarqué, 1862 ; cf. la nouvelle édition, Terre de Brame, 1989. Merlin vient de Merlinus, une forme latinisée du gallois Myrddin, un prophète et magicien mythique, très renommé dès le VIe siècle.
Quand le baromètre se passe la patte derrière l'oreille, c'est que le chat est à la pluie
Je suis la force suprême et ardente qui lance toutes les étincelles de vie.
La mort ne peut m'atteindre, encore que je la donne,
parce que je suis enveloppée de sagesse comme avec des ailes.
Je suis cette essence vivante et ardente de la divine substance qui apparaît dans la beauté des champs.
Je brille dans l'eau, je brûle dans le soleil et la lune et les étoiles.
Je soutiens le souffle de tout ce qui vit.
Je respire dans la verdure, et dans les fleurs,
et quand les eaux jaillissent comme des choses vivantes, c'est MOI.
J'établis ces colonnes qui supportent la terre entière.
Je suis la force qui réside cachée dans les vents,
de MOI ils tirent leur source
et comme un homme ne peut agir que parce qu'il respire, ainsi un feu ne peut brûler que par mon souffle.
Tous vivent parce que je suis en eux et de leur vie.
Je suis sagesse.
Mien est l'éclat du mot foudroyant par lequel toutes choses furent créées.
J'imprègne toutes choses afin qu'elles ne meurent pas.
Je suis la vie.
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